DEAF TONG

Photo officielle tongMark FARAYET crée le personnage de Deaf Tong et va vous narrer les aventures de Tong le Sourd. Tong, un mélange de Tintin, Spirou, un petit rien de Sherlock Holmes et un zeste de Gaston La­gaffe est le fils d'un Britannique ayant été en poste à Hong Kong et d'une mère coréenne sourde.

C'est le premier Opus de la série. Nous découvrons ce nouveau personnage, attendrissant, attachant, tou­chant dans sa différence et sa volonté de communi­quer. Un héros sourd comme on aimerait en voir plus souvent dans nos ouvrages !!

Deaf Tong 1 - Naissance d'une vocation

Le soleil pointe à l'horizon. Il est pourtant encore très tôt en ce matin de juillet, et la journée s'annonce chaude. Mais la chaleur, Tong n'en a que faire ! Habitué de ces moiteurs, mélange de chaleur et d'humidité, le climat londonien n'est pas pour l'effrayer. Tong était arrivé sur le sol britannique la semaine précédente. De père écossais et de mère sud coréenne, il avait à cœur depuis toujours de fouler la terre de ses ancêtres. A bientôt 25 ans, c'était enfin chose faite ! Du moins, pour le sol britannique. Pour le sol écossais, il allait lui falloir attendre encore un peu …

Tong était un de ces jeunes étudiants en mal d'études qui étudiait d'abord pour étudier. Avec sa dégaine longiligne et son air typé asiatique, c'était pourtant par une différence invisible à l’œil nu qu'il se distinguait. Tong Mc Cullogh était sourd … comme sa maman. Et s'il refusait cette étiquette d'handicapé que tout un chacun voulait lui coller sur la peau, il forçait cependant l'admiration de tous par sa volonté de réussir et de s'intégrer aussi bien parmi les entendants qu'au cœur de ses amis sourds.

Tong avait décidé de rejoindre Londres après la mort de son amie, un drame qui avait changé sa vision de la vie et modifié ses projets à long terme. Après avoir perdu ses parents dans un accident de hors bord, ce décès avait été pour lui une punition qu'il ne comprenait pas.

Tong regarde sa montre : 07:15. Un café s'impose. Il franchit la porte du Beaufort Bar, 91-92 Strand, The Savoy et commande un café gourmand. Bien qu'il ne parlait pas, Tong avait appris à se faire comprendre du monde entendant au fil des années. Cet endroit, toujours hors du temps et particulièrement huppé ainsi que sa copieuse collation lui permettront d'attendre 08:00, l'heure d'ouverture du Daily Mirror, journal avec lequel Tong collaborait parfois. Et ce matin, Tong était tout particulièrement impatient de retrouver son contact, Ann-Lou Merkins, collaboratrice directe de Tina Weaver, directrice du Sunday Mirror, l'édition du dimanche du Daily Mirror, afin de lui proposer ce qu'il considérait comme le scoop mondial de ce début de siècle !

Tong était un mélange de Tintin et Spirou, un petit rien de Sherlock Holmes et un zeste de Gaston Lagaffe. Et c'est sans aucun doute ce qui faisait tout son charme.

Les minutes lui semblaient des heures. Le café ne lui apportait pas le plaisir habituel. Quant aux mignardises, il ne les toucha même pas ! Tong avait horreur de l'inaction, et, si ça n'avait tenu qu'à lui, c'est à 03:00 du matin qu'il aurait débarqué dans les appartements privés de Richard Wallace, rédacteur en chef dudit journal !

 

Il est exactement 08:03 lorsque Tong pousse la lourde porte du One Canada Square, Canary Wharf, siège du Daily Mirror. Après avoir satisfait aux habituels contrôles de la très sévère sécurité du bâtiment, il se dirige vers l'accueil afin de récupérer son badge et d'être annoncé auprès de Miss Merkins.

L’ascenseur qui le conduit vers le 17ème étage ne lui a jamais paru aussi lent ! Bien qu'elle connaisse déjà Tong, la secrétaire qui l'accueille, comme à l'accoutumée, est sèche et distante. Elle désigne le fauteuil qui jouxte son bureau, comme une manière de faire comprendre qu'il va encore falloir patienter.

C'est à 08:44 précises qu'Ann-Lou Merkins apparaît enfin au bout du long couloir qui mène à son bureau et adresse un signe ami­cal à Tong, en fait un « bonjour » en langue des signes, très chaleureux. Tong appréciait Ann-Lou parce qu'elle avait fait l'effort, dés le début de leur relation professionnelle, d'ap­prendre la langue des signes. Il se souvient de leur première rencontre, il y a bientôt cinq ans, à Hong Kong. Elle avait été particulièrement touchée par la sensibilité du jeune homme et sa façon très accessible de communiquer avec les entendants, et ça lui été apparut comme une évidence qu'elle devait, elle aussi, se rendre accessible dans sa communication avec le jeune homme sourd. Elle avait appris les bases de la langue des signes en moins de deux ans, mais ce sont ses échanges vi­sios avec Tong qui l'avaient confirmée dans la pratique de cet art.

L'avantage de cette langue visuelle qu'est la langue des signes est que la conversation s'engagea immédiatement, sans attendre qu'Ann-Lou ait rejoint Tong. Après les banali­tés d'usage sur l'arrivée de Tong en Grande-Bretagne, son voyage et son installation dans l'appartement paternel King Charles street, à deux pas de Big Ben, Ann-Lou s'inquiéta du motif de la visite du jeune homme.

Tong, poli mais bouillant comme la braise, n'attendait que cet instant et se lança dans un récit exaltant et vif, si bien que son interlocu­trice dut le ... (Acheter le livre pour lire la suite. Cliquer ici)

Deaf Tong 2 - Le boat people

Tong ouvrit la fenêtre de sa chambre. Il était exactement 9:17 en ce mercredi d'avril. Ça faisait longtemps qu'il ne s'était levé aussi tard ! Tong aimait se lever tôt et profiter de cette ambiance matinale où le calme régnait encore, où la ville s'éveillait doucement comme si la vie reprenait après une brève interruption ...

Tong Mc Cullogh se plaisait à Londres. Ça faisait maintenant un peu plus de trois mois qu'il avait repris l'appartement familial, à King Charles street, à deux pas de Big Ben et il s'y sentait bien. Ce havre de paix lui seyait à mer­veille, il lui rappelait suffisamment ses parents pour entretenir sa mémoire sans en imposer davantage du fait que ce ne fut pas leur rési­dence principale commune.

Depuis son retour de Hong Kong et la fin de son enquête sur la couronne d'Angleterre (cf Deaf Tong 1 – Naissance d'une vocation), Tong s'était inscrit à l'université de Westmins­ter, la Faculté des sciences sociales et hu­maines. Basée dans le bâtiment historique Regent Street, au cœur du West End de Londres, elle offre un environnement d’ap­prentissage dynamique et dynamique pour inspirer et inciter la prochaine génération de citoyens du monde. Des langues à la criminol­ogie, de la politique à l’histoire, de l’anglais à la culture visuelle, de la sociologie à la traduction, elle propose une gamme diversi­fiée et cohérente d’activités académiques. Entre Rigueur académique et application pra­tique, fier de 180 années d'expérience dans le domaine de «L'éducation pour tous», leur per­sonnel est internationalement reconnu pour ses recherches et pour partager son expertise et sa passion avec les étudiants et autres par­tenaires afin de relever les défis de notre temps et de rendre meilleur le monde dans le­quel nous vivons.

C'est un master 2 en relations internatio­nales et politique démocratique que suivait Tong. Le Master en relations internationales et politique démocratique fournit une compré­hension avancée et critique des forces qui dé­terminent l’état, les relations entre États et la politique mondiale. S'appuyant sur des inter­prétations théoriques clés de la politique dé­mocratique, le cours explore divers principes de la pensée démocratique (du pluralisme et de la société civile à l'égalitarisme et aux droits de l'homme) et explore les interactions entre la théorie et la pratique dans les démo­craties anciennes et nouvelles et dans les pro­cessus de mondialisation.

Il n'avait qu'une conférence à 01:30 PM au­jourd'hui et avait donc le temps de flâner un peu … Après tout, il avait eu un mois de juillet bien agité, et la perte de son ami et ancien professeur à l'université de Hong Kong l'avait bien plus atteint qu'il ne voulait le laisser pa­raître (cf Deaf Tong 1 – Naissance d'une vo­cation).

Il décida de se doucher et de prendre le ca­fé au Beaufort Bar, 91-92 Strand, The Savoy, où il avait ses habitudes avant de passer dire bonjour à son amie Ann-Lou Merkins, collabo­ratrice directe de Tina Weaver, directrice du Sunday Mirror, l'édition du dimanche du Daily Mirror. Il en profiterait pour voir si elle n'avait pas quelque menu travail à lui fournir. Tong collaborait maintenant depuis cinq ans avec Ann-Lou et c'est grâce à lui que la jeune femme s'était taillée une jolie réputation de journaliste en juillet dernier. Deaf Tong avait lui, prit goût à son activité de reporter d'investi­gation et commençait à être reconnu dans le milieu ...

 

Il était 10:37 quand notre jeune ami s'adressa à la réception du journal. Et c'est moins d'un quart d'heure plus tard que Tong vit arriver la jeune femme au bout du long cou­loir.

Tong prenait plaisir à rendre visite à son amie. D'abord parce qu'elle le faisait travailler. Ensuite, et surtout, parce qu'elle « parlait sa langue » et qu'elle avait fait l'effort de « se mettre à égalité » avec lui en matière de com­munication. Tong était sourd de naissance, comme sa maman. Mais sa différence (et non son handicap, comme il aimait à le rappeler régulièrement), ne l'empêchait pas, à force de volonté et de courage, de suivre des études et de s'intégrer dans une société qui « ne voulait pas forcément de lui ». Tong faisait donc par­tie de ces sourds « privilégiés » qui lisait et écrivait parfaitement ses deux langues mater­nelles (anglais et coréen) plus le français. Et, en tant que sourd, il signait les trois langues parfaitement également.

C'est Ann-Lou qui avait baptisé le jeune homme de son nouveau nom de reporter « Deaf Tong » à la fin de leur précédente en­quête (cf Deaf Tong 1 – Naissance d'une vo­cation).

Mais le jeune reporter prenait aussi plaisir à venir voir la jeune femme pour une raison bien plus personnelle qu'il ne voulait encore pas s'avouer …

Elle commença la conversation à distance, comme elle aimait le faire grâce à cette langue visuelle qui le lui permettait, mais de­puis quelque temps, elle prenait soin de l'em­brasser lorsqu'elle arrivait à son contact, mal­gré les salutations déjà échangées en langue des signes.

- « Bonjour Tong, je suis ravie de te voir aujourd'hui ! Tu n'as pas de cours à l'université?»

- « Bonjour Ann-Lou, conférence à 01:30 PM moi avoir. Après fini. »

Même s'il comprenait parfaitement trois langues, Deaf Tong avait gardé l'habitude de la syntaxe des langues signées, et c'est donc dans cet ordre là qu'il plaçait ses mots.

- « Tu as bien fait de venir, j'ai quelque chose à te proposer. »

Tong jubilait, mais n'en laissa rien paraître …

Il suivi son récit avec intérêt et passion et il ne pensa même pas à corriger la jeune femme comme il s'en amusait parfois lors­qu'elle se trompait. Ce que lui demandait Ann-Lou était tout simplement ce dont il rêvait de­puis qu'il avait débuté dans le journalisme. En­fin, depuis qu'il était la « sixième roue de la charrette » selon sa propre expression. Il est vrai qu'avant son aventure de l'été dernier (cf Deaf Tong 1 – Naissance d'une vocation), il n'avait été employé que pour porter un cour­rier, vérifier une information sans ... (Bientôt disponible à l'achat)

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